Informations fournies par Guy Fawkes (son site) le samedi 28 novembre 2015

Stay behind (Gladio) : 4 exemples de coups d’éclats du réseau terroriste de l’OTAN





Dans ce remarquable reportage, nous allons voir quatre exemples concrets d'opérations terroristes voir carrément de coup d'Etat qui ont été menés à bien par les réseaux Stay Behind. Ce réseau de l'OTAN, plus communément appelé Gladio, nom qui désigne le réseau italien qui a fait le plus parlé de lui, a considérablement débordé de sa mission première de résistance contre le communisme pour s'adonner à plusieurs attentats terroristes pendant la période de la guerre froide en se servant de la stratégie de la tension. 
 
La première chose qui saute aux yeux est que les dérives du réseau Stay Behind n'ont été ni cantonnées à un seul pays ni une exception. Ce reportage évoque l'implication de la France, la Belgique, l'Allemagne et l'Italie dans des activités terroristes, ce dernier pays ayant carrément organisé plusieurs attentats dans les années 80. Plusieurs décennies après, toute la lumière sur ce réseau n'a toujours pas été faite. Le réseau Stay Behind est à la fois un secret d'Etats et un complot par la terreur à l'encontre du peuple européen.
 
 
* France

 
Du 21 au 26 août 1961. Les généraux Maurice Challe, André Zeller et Edmond Jouhaud tentent un putsch en Algérie. Le putsch ayant échoué, Challe et Zeller se rendent au bout de quelques jours. Salan devient le chef de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), une organisation qui lutte pour le maintien du statu quo de l'Algérie française en toute clandestinité.
 
 
 Jouhaud devient l’adjoint du général Salan à la tête de l’OAS, responsable de la région d’Oran. Les attentats de l'OAS viseront des personnalités politiques et administratives du gouvernement légal français, des intellectuels ou des organes de presse favorables à une négociation avec le FLN, en Algérie comme en métropole, ainsi que la population musulmane, soupçonnée de soutenir le FLN. Ses commandos prendront également pour cible les policiers, les enseignants, les fonctionnaires de l'administration fiscale, les commerçants musulmans. 
 
 
Selon un article publié le 6 avril 1992 dans le journal américain The Nation, l'amiral Pierre Lacoste, qui dirigea les services secrets militaires de 1982 à 1985, indiqua après le dévoilement en 1990 du réseau italien Gladio que certaines « actions terroristes » dirigées contre de Gaulle et son plan pour mettre fin à la guerre d'Algérie avaient été le fait de groupes incluant « un nombre limité de personnes » appartenant aux réseaux Stay-behind français. L'armée secrète française est notamment impliquée, avec le soutien de la CIA, dans le Putsch des généraux d'Alger et dans des tentatives de déstabilisation du général De Gaulle. La forte présence américaine en France et les tentatives de déstabilisation par les services américains, au travers des "stay-behind", et notamment de l'OAS, seraient à l'origine de la sortie de la France de l'OTAN en 1966. (pour en savoir plus sur cet épisode de l'histoire et le rôle du Stay Behind français).


* Allemagne

L'attentat de l'Oktoberfest à Munich du 26 septembre 1980 a été perpétré par Gundolf Köhler, un terroriste d'extrême droite allemand. La bombe placée au niveau de l'entrée principale de la fête a fait 13 morts et 211 blessés, dont 68 graves. L'enquête est rapidement noyauté. Un an après l'attentat, il est relié à un immense réseau de cache d'arme géré par un certain Heinz Lembke, un extrémiste allemand qui faisait parti du Stay Behind. A noter que ce réseau était composé d'au moins un quart d'anciens officiers SS. Des informations révéleront ultérieurement qu'une taupe provenant du contre-espionnage allemand avait infiltré le groupe d'extrême droite dont faisait parti le poseur de bombe. L'ancienne ministre de la justice de l'époque voudrait rouvrir l'enquête. Elle indique notamment que "durant la guerre froide, tous les services secrets ont fait des choses abominables". Les choses ont-t-elles réellement changé aujourd'hui ? On peut en douter.

 
* Belgique
 
Les Tueries du Brabant de 1982 à 1985 désignent une série de crimes et plus spécialement de braquages sanglants qui eurent lieu entre autres en Belgique. L'enquête finit par remonter à une stratégie de la tension organisée par les armées secrètes de l'OTAN avec la complicité de certaines autorités du gouvernement belge. En Belgique, il existait une branche militaire (SDRA 8) et une autre civile (STC/MOB) du Stay Behind, toutes deux inféodées à l'OTAN. Une fois encore, ces deux armées secrètes ont entretenu des liens ambigus avec des groupes d’extrême droite belges, notamment le Westland New Post, un groupe néo-nazi aux aspirations terroristes dirigé par Paul Latinus, proche des services secrets. Il s'est avéré que le WNP était impliqué dans la première vague de Tueries du Brabant.
 
 
 
Le journaliste Guy Bouten qui a repris l'enquête confirme cette piste de commanditaires provenant de l'Etat et de criminels qui sont payés pour exécuter des contrats, sans avoir connaissance des commanditaires. Un ancien agent ayant fait parti d'une structure parallèle non officielle du Stay Behind révèle d'ailleurs qu'il était en charge des "sales besognes" des services de renseignement. Ce doublement de l'armée secrète se retrouvait aussi dans la branche militaire du Stay Behind belge pour les même raisons : faire le sale boulot. Cela consistait notamment à effectuer des attaques terroristes avec l'aide des américains via cette sorte de Stay Behind bis. Ces opérations terroristes de déstabilisation avaient pour but de renforcer les services d'ordre du pays car les américains considéraient la Belgique comme le ventre mou de l'Europe. Ces attentats exécutés par la branche bis ont eu l'effet escompté.


* Italie

 
L'Attentat de la gare de Bologne, le 2 août 1980 est « l'une des plus importantes attaques terroristes que l'Europe a eu à subir au cours du xxe siècle » et la plus meurtrière des années de plomb italiennes. L'attentat fit 85 morts et blessa plus de 200 personnes. L'enquête est rapidement parasitée par de fausses pistes et des gesticulations des services secrets notamment du SISMI (l'ancien nom des services secrets militaires italiens) qui était aux mains de la loge maçonnique P2 comme tous les services secrets du pays à cette époque. Le groupe NAR (Noyaux Armés Révolutionnaires) finit par être inculpé pour avoir commis ces attentats mais les commanditaires ne seront jamais inquiétés. Pourtant la piste remonte jusqu'au Gladio, la loge P2 et son chef Licio Gelli (ancien nazi et membre de la CIA) qui auraient manipulé ces néo-nazis afin qu'ils commettent ces attentats.
 
 L'enquête à sans cesse été sabotée afin de protéger les commanditaires. 
 
 
Les services secrets connaissaient parfaitement à l'avance ce qui allait se passer. Il le savaient dès la veille de l'attentat et n'ont rien fait pour arrêter les assassins. ça ne vous rappelle pas quelque chose ? D'autres attentats ont suivi notamment exécuté par Francesco Pazienza, ancien du SISMI, de la CIA...et de la DGSE. L'Italie, la Belgique et la Suisse sont les seuls pays ayant mené une commission d'enquêté sur le réseau Stay Behind. Certains exécutants ont été punis en Italie un temps mais les réels commanditaires (notamment politiques et militaires) des attentats n'ont été et ne seront sans doute jamais punis.
 
 
 
Conclusion
 
A l'époque, les services de renseignements utilisaient des groupes armés d'extrême droite pour mener à bien des attaques terroristes visant à fortifier leur légitimité politique, distraire l'attention du public et renforcer les moyens à leur disposition. La stratégie de la tension a fonctionné ainsi pendant des décennies...et ça n'a pas changé d'un iota à la différence qu'aujourd'hui, ce sont les groupes islamistes qui sont utilisés pour ce même complot contre les peuples.
 
Le juge Imposimato qui a travaillé sur le dossier Gladio a d'ailleurs indiqué son intention de porter plainte devant la Cour pénale internationale de La Haye contre certaines personnalités de la CIA et de l'administration Bush car il considère que le 11 septembre a également fait l'objet de cette même stratégie de la tension visant à envahir l'Afghanistan et l'Irak (sans parler de tous les lois ultérieures qui ont permis aux Etats-Unis de renforcer leur Etat policier.)
D'après le juge Imposimato, Gladio continu à ce jour et son but se résume en une phrase : "Déstabiliser l'ordre public pour stabiliser l'ordre politique". Il indique dans cette autre vidéo que, d'après un document qu'il a en son possession, le groupe Bilderberg est également responsable de la stratégie de la tension et des attentats en Italie.
Lorsque des attentats surviennent en occident, la question qu'il convient de se poser est donc qui a laissé faire ? La question de savoir pourquoi on a laissé faire a déjà trouvé une réponse.
Lien connexe :
Publié par Fawkes News

Excellent article de Charles Sannat

La Chine accélère ses achats de terres agricoles en France. Déjà 1 700 hectares rachetés.

Les Chinois poursuivent leur offensive d’achat de terres agricoles sur le territoire français et chaque jour nous en apprenons un peu plus sur cette razzia qui est en train d’être opérée dans la plus grande opacité et le plus grand des silences de nos autorités pour qui la sécurité alimentaire du peuple de France est bien le cadet des soucis, tous occupés qu’ils sont à leur réélection et la conservation de leurs menus avantages.
Cette fois, c’est la Nouvelle Républiquequi nous en apprend un peu plus puisqu’une nouvelle exploitation agricole d’une centaine d’hectares, située à La Berthenoux, vient de tomber dans l’escarcelle d’investisseurs chinois – ce qui porte la surface cultivable rachetée par les Chinois à plus de 1 700 hectares.
« Robert Chaze le président de la chambre d’agriculture avait constaté, d’un œil étonné, les premiers achats effectués dans le plus grand secret. « J’étais alors persuadé que cela s’arrêterait aussi vite que cela avait commencé. Depuis l’annonce d’une nouvelle acquisition à La Berthenoux, je suis moins affirmatif. »
Alors je vais immédiatement affranchir Monsieur Chaze de sa naïveté. Les Chinois rachèteront toutes nos terres agricoles tant que nous ne nous y opposerons pas. Et lorsqu’il sera trop tard, il faudra les exproprier, et les exproprier entraînera une guerre commerciale dont nos grandes multinationales seront les victimes.
En conséquence, nous laisserons nos terres aux Chinois pour pouvoir continuer à leur vendre des sacs Vuitton.
Au bout du compte, nous serons évidemment les dindons de la farce alimentaire, par naïveté, par bêtise, par connerie intégrale d’une élite bornée et défaillante à tous les niveaux.
La seule solution pour ne pas se retrouver dans cette funeste situation dans 10 ans, c’est de bloquer tout immédiatement et de revenir sur ces acquisitions avant que les sommes engagées ne soient ingérables et le conflit commercial en notre défaveur.
Chaque jour, je contemple l’amateurisme et la nullité crasse de ceux qui prétendent prendre des décisions à notre place.
C’est hallucinant de manque d’anticipation.
Charles SANNAT

L'éternel manipulation diplomatique américaine s'amplifie

Alors qu’Obama se prépare pour envoyer des troupes en Syrie, le gouvernement des États-Unis planifie déjà son prochain coup majeur..... 

La traduction du jour avec un éclairage différent des médias main stream, sur ce qui se passe actuellement au Brésil...
Dilma Rousseff 
Un coup d'État non violent pour destituer un président démocratiquement élu, et installer un des politiciens les plus corrompus – qui, d’une façon qui ne doit rien au hasard – se trouvent être préférés par l'establishment politique américain – est actuellement en cours au Brésil. Comme l'attention du public est au niveau zéro et qu’il est focalisé sur les préparations pour le déploiement des troupes en Syrie, le gouvernement des États-Unis a été en mesure de prêter tranquillement son approbation au mouvement dévié et sans fondement visant à évincer le président brésilien Dilma Rousseff. 
En effet, à travers la controverse sur le fait de quintupler les troupes terrestres américaines en Syrie – en dépit des vœux de l'administration Obama, qui a dit au moins 16 fois qu’il n’y aurait « pas de bottes sur le terrain » – ce qui constitue, certes un débat valable et pertinent, mais qui ne peut pas être autorisé à masquer ce qui se passe au Brésil.
Pour comprendre l'importance du tumulte en cours, il vous suffit de regarder ce qui a de l’importance, à la foi pour le Brésil et pour les élites politiques américaines – et ce ne sont clairement pas les 54 millions de personnes qui ont réélu la première femme présidente du Brésil, il y a seulement 18 mois.
En fait, le département d'État américain a affirmé publiquement son soutien à l'usurpation du pouvoir par le centre droit social du parti démocrate du Brésil (PDSB) – peut-être – parce que, comme cela a été suggéré par beaucoup, les empreintes digitales des États-Unis sont dans le coup. Quelle meilleure façon de contrecarrer les transactions réussies du Brésil avec la Russie et la Chine, dans le cadre de l'alliance économique BRICS, que d'insérer un leader oligarchique, dont le parti favorise fortement les intérêts américains.
Premièrement, il est nécessaire de revoir la mécanique du coup d'État, ainsi que la controverse entourant les personnes impliquées.
La Chambre basse du Congrès du Brésil a voté le 17 avril pour destituer Rousseff sur la base de sa complicité présumée dans une affaire (quoique) relativement mineure de corruption. Mais le véritable élan pour le retrait de Rousseff, contrairement à la narration défendue par les médias main stream du Brésil, est d’une transparence évidente quand on regarde ceux qui la réclament – et celui qu’il souhaite pour la remplacer.
Bruno Araújo, un membre du Congrès qui a été impliqué comme pouvant avoir reçu des fonds d'un géant de la construction, impliqué dans un scandale de corruption, a contribué à faire pencher le vote de mise en accusation plutôt ce mois-ci. Araújo, comme l’arapporté l’Intercept, appartient au même parti PDSB qui a perdu quatre élections consécutives face au Parti des travailleurs de Rousseff (PT).
« La chose la plus importante pour comprendre la véritable nature anti-démocratique de ce qui se passe »explique Glenn Greenwald de l'Intercept, c'« est de regarder la personne que les oligarques brésiliens et leurs organes de presse tentent d'installer en tant que président : le vice-président Michael Temern qui est l’incarnation de la contamination par la corruption au service des oligarques, et qui est surtout profondément impopulaire. »
Pour toute l’attention négative placée sur Rousseff, l'image impopulaire et les relations fourbes de Temern sont pires, et pourraient être dignes de ses propres procédures de mise en accusation. Et il n’est pas le seul.
« Au total, 60 pour cent des 594 membres du Congrès du Brésil font face à des accusations graves comme de la corruption, de la fraude électorale, de la déforestation illégale, des enlèvements et homicides », comme le rapporte le New York Times qui a cité les chiens de garde de la corruption, Transparency Brésil.
Mais le PDSB cherche à contourner ce détail (pas vraiment mineur) par la destitution de Rouseff – qui, en cas de succès, mettrait automatiquement Temer au pouvoir – à la grande satisfaction du gouvernement des États-Unis.
A savoir, une autre figure importante fait pression pour le retrait de Rousseff, le sénateur Aloysio Nunes, qui a voyagé à Washington DC, le jour après le vote de destitution pour consulter le troisième plus puissant fonctionnaire du Département d'État, Thomas Shannon, dans une réunion à huis clos.
En tant que co-directeur du Centre pour la recherche économique et politique, Mark Weisbrot, a expliqué dans unarticle pour le Huffington Post, que Shannon n’avait aucune obligation de rencontrer Nunes – mais ce faisant il envoyait un message clair d'au moinsl'acceptation tacite de la procédure de destitution par la Maison-Blanche.
Le soutien américain au coup d'État actuel fait écho à celui du coup d’État précédent au Brésil, en 1964 – une usurpation violente du pouvoir par un dictateur proche des États-Unis, au cours de laquelle Dilma Rousseff, elle-même, est devenue une victime detorture physique.
Mais peut-être l'indication la plus révélatrice du soutien américain à la destitution de Rousseff peut être trouvée dans le détail du récent voyage de Nunes à Washington. Où, comme l’explique l’Intercept dans un entretienavec Andrew Fishman dans Democracy Now, Nunes a été invité à un déjeuner privé lancé par l'Albright Stonebridge Group – une société cofondée par l'ancien PDG de Kellogg et Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État sous Bill Clinton.
« Un des principaux conseillers affilié à l'Albright Stonebridge Group », Fishman, qui se trouve au Brésil, a noté, qu’il « est le leader d'une organisation qui est très impliquée ici dans la poussée contre le gouvernement Dilma. »
Il a ajouté qu’« alors que le gouvernement américain n'a pris aucune position officielle » sur la destitution imminente de Rousseff, « leur position semble assez évidente ainsi que le côté qu’ils soutiennent ou soutiendraient ».

Source(s) : Crashdebug.frvia Thefreethoughtproject.com sur la piste de Blacklistednews.com
Traduction : folamour 
Corrections :  chalouette 
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