Chaque européen sera ponctionner de 10 à 15% sur son argent


Pourquoi l’Europe ne peut rien faire d’autre qu’opérer une ponction de 10 à 15% sur votre argent

Retirez une partie de vos économies dès maintenant...

Nous avons vu à Chypre comment l’UE est capable d’abandonner ses principes lorsqu’elle est à la recherche d’une solution qui satisfasse tout le monde sur le plan politique, écrit Steen Jakobsen, l’économiste en chef de la Saxo Bank. Il y a eu 3 premières à Chypre :
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- La mise en place d’un contrôle des capitaux : comme les capitaux chypriotes sont bloqués, on peut conclure que la valeur d’un euro chypriote n’est plus la même que celle d’un euro allemand ou français.
- Une coupe de cheveux sur les porteurs d’obligations seniors (c’est-à-dire porteurs de titres qui comportent des garanties), alors qu’en Grèce, seuls les porteurs d’obligations juniors (dettes subordonnées) avaient été impactés.
- La mise à contribution des déposants disposant de comptes avec des soldes supérieurs à 100.000 euros.
L’absence de cohérence des solutions appliquées pour les différents sauvetages invite à s’inquiéter sur la nature de la façon dont on réglera la prochaine crise : qui sera mis à contribution la prochaine fois? Il est possible que l’on envisage la mise en place d’une taxation sur les dépôts, à l’instar de ce qui existe déjà en Suède, où les déposants et les actionnaires payent une taxe sur leurs avoirs.
Willem Buiter, l’économiste en chef de la Citibank, a déterminé que pour recapitaliser toutes les banques de la zone euro, il faudrait réunir un fonds de 3.000 milliards d’euros – une somme colossale qui représente 30% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Déjà en 2011, le Boston Consulting Group avait indiqué qu’une taxe de 30% sur l’ensemble des actifs serait le seul moyen de sortir de la crise de l’euro.
Jakobsen estime quant à lui que le fonds devrait atteindre 2.000 milliards d’euros, ce que l’on pourrait atteindre avec une taxation des actifs de 10% à 15%.
En Italie et en Espagne, on taxe déjà les dépôts bancaires, au taux de 0,015% pour l’Italie et de 0,2% à 0,3% en Espagne. On peut s’attendre à une multiplication de ce type d’initiatives ailleurs dans la zone euro, et avec des taxations qui vont progresser rapidement, compte tenu que c’est l’option de facilité pour les politiciens. « Il est important de noter que les taxes sur les dépôts sont faciles à collecter, elles proviennent du secteur privé et elles seront réputées justes par beaucoup de gens qui ne sont pas créanciers (…) Avec la politique actuelle de non-réforme, ce groupe représente de plus en plus de monde », écrit Jakobsen.
La possibilité de trouver facilement un emploi et de retourner à un normal de croissance intéressent davantage les électeurs que la méthode employée pour les renflouements des Etats Membres les plus faibles, et avec le précédent chypriote, cette évolution devrait donc s’intensifier. Les électeurs italiens ont lancé un avertissement aux politiciens italiens lorsqu’ils ont voté à 25% pour Bepe Grillo, un politicien qui n’a d’autre programme politique que de s’opposer à l’establishment. Les politiciens continuent de perdre du temps et de procrastiner pour ne pas mener les réformes nécessaires, mais sans changements, ils risquent de devoir faire face aux conséquences désastreuses économiques mais aussi politiques auxquelles ce choix les confrontent.
Source : express.be

La loi sur l’emploi votée à l’Assemblée modifie en profondeur le Code du travail


L’Assemblée nationale a adopté ce 9 avril le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi reprenant les dispositions de l’accord conclu le 11 janvier. Seuls le PS et une partie des Radicaux ont voté « pour ». Le texte (qui doit maintenant passer devant le Sénat) modifie en profondeur le droit du licenciement économique. Il valide également les accords « de maintien dans l’emploi » qui autorisent une entreprise à baisser temporairement les salaires ou à augmenter le temps de travail. Il encourage également la mobilité interne et externe et généralise les complémentaires santé.


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C’est fait! Le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi, transcrivant l’accord du 11 janvier conclu entre le patronat et les trois syndicats CFDT, CFTC et CFE-CGC, a été voté ce 9 avril par l’Assemblée nationale par 250 voix contre 26. Si, dans le détail, le PS a voté pour et les radicaux de gauche aussi « dans leur majorité », les écologistes ont préféré s’abstenir. Abstention aussi de l’UMP et de l’UDI. Le Front de gauche a voté contre, après avoir ferraillé une semaine entière dans l’hémicycle. Quant aux syndicats FO et CGT, ils étaient dans la rue pour protester contre l’adoption du projet de loi, après avoir refusé de signer l’accord du 11 janvier
Voici les principales mesures du projet de loi qui modifie des pans entiers du Code du travail
ACCORDS DE MAINTIEN DE L’EMPLOI
Le projet vient encadrer ces accords déjà possibles (Renault, Air France, etc.). En cas de « graves difficultés conjoncturelles », un employeur pourra conclure, pendant 2 ans maximum, un accord avec des syndicats représentant plus de 50% des salariés pour « aménager » temps de travail et rémunération (sans diminuer les salaires inférieurs à 1,2 Smic). Il sera demandé aux dirigeants salariés, aux mandataires sociaux et aux actionnaires des « efforts proportionnés à ceux demandés à l’ensemble des salariés ».
Très grosse nouveauté, même s’il y a dix refus individuels de ces modifications sustantielles du contrats de travail, cela se traduira par un licenciement économique individuel pour chacun des salariés qui refuseraient mais sans déclencher un plan social. Pour les autres salariés qui auront accepté cet accord, l’entreprise s’engage à maintenir l’emploi, sous peine de dommages et intérêts versés aux salariés. Le gouvernement présentera chaque année au Parlement un rapport d’évaluation de ces accords.
ACCORDS DE MOBILITÉ
La mobilité interne négociée est encouragée pour favoriser les restructurations sans licenciements. Si l’entreprise passe un accord avec les syndicats (représentant au moins 30% des salarié), celui-ci peut prévoir une mobilité géographique obligatoire (à salaire ou classification maintenus), mais doit respecter la vie personnelle et familiale du salarié. En cas de refus, le motif du licenciement sera « économique », avec des mesures obligatoires d’accompagnement et de reclassement, mais n’entraînera non plus de plan social.
RÉFORME DES LICENCIEMENTS
Aucune procédure de licenciement collectif ne pourra aboutir si elle n’a pas été, soit négociée avec les syndicats (accord collectif majoritaire), soit homologuée par l’administration. Dans le premier cas, l’accord organise contenu et modalités du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), sans pouvoir déroger aux obligations de reclassement. L’administration a 15 jours pour valider un accord majoritaire. Dans le second cas, l’employeur présente son plan au comité d’entreprise et l’administration a 21 jours pour apprécier sa régularité et la « conformité de son contenu » au regard des « moyens » dont dispose l’entreprise ou le groupe. Il reste impossible de contester a priori (avant le licenciement) l’absence de caractère économique.
S’agissant des licenciement pour un motif individuel (faute, cause réelle et sérieuse, etc.), le salarié qui conteste son licenciement peut conclure aux prud’hommes un accord mettant fin au litige selon un « barème d’indemnités » préfixées à l’ancienneté. S’il ne veut pas de conciliation, le juge reste souverain. Les délais de prescription sont réduits, sauf dans certains cas (réparation des dommages corporels ou des discriminations…).
COMPLÉMENTAIRE SANTÉ GÉNÉRALISÉE
Toutes les entreprises devront proposer d’ici au 1er janvier 2016 une complémentaire à leurs salariés, dont elles assureront « au minimum la moitié du financement ». Actuellement, 52% des salariés bénéficient d’un contrat d’entreprise. Les branches sont libres pour choisir le mode de désignation de l’opérateur (soit mise en concurrence, soit imposition, soit recommandation) ce qui a fortement déplu aux compagnies d’assurance qui craignent que les institutions de prévoyance (gérées paritairement) se taillent la part du lion sur ce nouveau marché.
REPRÉSENTATION DES SALARIÉS AUX CONSEILS D’ADMINISTRATION
De un à « au moins deux » salariés auront voix délibérative dans les organes de décision des grands groupes (5.000 salariés en France ou 10.000 dans le monde). Là aussi, les entreprises auront le choix entre diverses modalités pour désigner les représentants salariés. Par ailleurs, les comités d’entreprise devront être consultés sur les orientations stratégiques et l’utilisation du crédit d’impôt compétitivité.
TEMPS PARTIELS ENCADRÉS
Ces contrats devront être au minimum de 24 heures par semaine, sauf dérogations (accord de branche garantissant des horaires groupés et réguliers, demande du salarié) et cas des étudiants et particuliers employeurs. Rémunération majorée de 10% dès la première heure complémentaire. Obligation de prévoir par un accord de branche des contreparties spécifiques en cas de dérogations aux limites horaires.
DROITS RECHARGEABLES A L’ASSURANCE CHOMAGE
Il s’agit de permettre aux chômeurs de conserver leurs éventuels reliquats de droits de cette première période de chômage quand ils retrouvent un emploi… puis se retrouvent de nouveau chômage. Les partenaires sociaux devront en définir les conditions lors de la renégociation fin 2013 de la convention assurance-chômage.
ÉVOLUTIONS PROFESSIONNELLES ENCOURAGÉES
« Mobilité volontaire sécurisée »: si l’employeur est d’accord, un salarié d’une entreprise de plus de 300 personnes peut aller « exercer une activité dans une autre entreprise » avec l’assurance de retrouver son emploi ou un « emploi similaire » en cas de retour. Un retour anticipé du salarié, possible à tout moment avec l’accord de l’employeur, doit intervenir « dans un délai raisonnable ».
Evolution du Droit individuel à la formation (Dif), il est également institué le principe d’un « compte personnel de formation » comptabilisé en heures, transférable, utilisable par les chômeurs, alimenté de 20 heures par an dans la limite de 120 heures et pouvant aussi être abondé par l’Etat ou la Région.
Le texte va maintenant être examiné par le Sénat avant son adoption définitivre. En effet, l’urgence ayant été déclarée, il n’y a qu’une seule lecture devant les deux Chambres.
Source : La tribune

SACRILEGE - Le tribunal de Paris a rejetté la demande de suspension d’une vente d’objets sacrés hopi


Le tribunal de Paris  rejette la demande de suspension d’une vente d’objets sacrés hopi

L'aîné hopi James Kootshongsie, décédé en 1996. Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs objets sacrés à l'hôtel Drouot à Paris.
L'aîné hopi James Kootshongsie, décédé en 1996. Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs objets sacrés à l'hôtel Drouot à Paris.
© Jonathan Mazower / Survival
Madame la vice-présidente du Tribunal de grande instance de Paris a rejeté le référé de Survival Internationalvisant à obtenir la suspension d’une vente aux enchères controversée d’objets sacrés de la tribu hopi d’Arizona, au motif que ‘ces masques, malgré leur caractère sacré pour les Hopis, ne peuvent pas être assimilés à des êtres vivants ou morts’.
La société de commissaires-priseurs Neret-Minet Tessier & Sarrou a ignoré les demandes répétées des Hopi de reporter la vente qui aura lieu ce vendredi (12 avril) à 14h30 à l’hôtel Drouot à Paris.
Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs Katsinam (‘amis’) et autres objets cérémoniels qui, pour eux, ont une importance spirituelle et religieuse fondamentale et ont demandé que ces objets leurs soient immédiatement retournés.
Les avocats de Survival International ont demandé au juge de suspendre la vente jusqu’à ce que la légitimité de la collection soit établie. Il n’existe cependant aucun obstacle légal qui s’oppose à cette vente.
L’acteur Robert Redford avait précédemment contesté cette vente. Il a déclaré dans un communiqué : ‘Procéder à cette vente serait, à mon opinion, un sacrilège – un acte criminel qui implique de graves répercussions morales. Je souhaite que ces objets sacrés soient retournés à leurs légitimes propriétaires, les Hopi. Ils ne sont pas à vendre’.
Me Pierre Servan-Schreiber, du cabinet Skadden Arps à Paris et membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme, mandaté par Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘C’est là un dénouement malheureux car ces objets seront vendus et dispersés et la probabilité qu’ils soient restitués à leurs propriétaires légitimes, les Hopi, est très faible. Cela signifie également que les institutions françaises ne sont toujours pas entièrement conscientes des conséquences dévastatrices que ce type de marchandage d’objets sacrés peut avoir sur les tribus qui ont déjà été terriblement éprouvées’.
Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France), a déclaré : ‘Les acquéreurs potentiels de ces objets devraient être conscients que cette vente d’objets que les Hopi considèrent comme leur légitime propriété représente un outrage irréparable. La loi française offre peu de recours aux Hopi, mais nous avons bon espoir que la justice vaincra et que ces objets ne seront pas dispersés et restitués à leurs propriétaires’.
Note aux rédactions :
Les Hopi, qui sont environ 18 000, vivent dans 12 villages au nord Arizona. Ils appellent leur patrie Hopituskwa
Source: Surival France