3 articles sur une nouvelle solution pour produire votre énergie sans pollution

Article 1 :

Le procédé que je vais vous faire découvrir s’appelle E-Cat. Il s’apparente aux transmutations à basse température. Il faut obtenir au départ une température de 150 à 500°C : mais, croyez-le ou non, c’est encore une très basse température, surtout s’il s’agit de phénomène nucléaire.

(A Cadarache, dans un projet insensé, on tente de faire une fusion avec 100 millions de degrés au départ : coûteuse utopie, qui ne fonctionnera jamais).

Ici, par contre, nous sommes dans la vraie vie :

Il s’agit de mettre en présence 50 grammes de poudre de nickel chauffée à 300°C (par l’électricité du secteur pour démarrer la réaction, mais l’appareil tournera ensuite en auto-suffisance) et de l’hydrogène, sous une pression de 2 à 20 bars, qui provient d’un réservoir incorporé au E-cat, en présence d’un catalyseur secret.

Cette réaction produit une énorme quantité de chaleur, avec un COP de 40 ou plus (coefficient de performance, rapport entre l’énergie récupérée et l’énergie injectée ).

Vous donnez 1 kilowatt à l’entrée, vous récupérez 40 kw à la sortie.

Les appareils commercialisés produiront de 10 à 30 kw/h, largement suffisants pour alimenter une habitation ou une petite voiture. On peut les accoupler pour faire des centrales, ce qui pourrait donner un recyclage à nos centrales nucléaires, qui ne sont jamais que des machines à vapeur sales. Mais là, c’est propre, sans résidu radio-actif, et sûr : ça s’arrête en quelques minutes.

La réaction produit des rayons alpha et gamma (gamma d’énergie inférieure à 300 keV).

Ce qui prouve qu’une réaction nucléaire est à l’œuvre.

Mais un blindage de plomb de 50 kg sur 2 cm d’épaisseur (soit un volume de 4 litres environ) les arrêterait et l’appareil en fonctionnement n’émettrait ni neutrons ni protons.

Quelques heures après l’arrêt, il n’y aurait plus de rayonnement ni de déchets radioactifs, même au centre du réacteur. Le “combustible” et les déchets ne seraient pas radioactifs. La radioactivité de l’eau chauffée ne serait pas modifiée.

En cas d’emballement du réacteur, un excès de production de chaleur réduirait l’efficacité de la réaction et tendrait à limiter cet excès. De plus, dans ce cas, le système de sécurité activerait le préchauffage auxiliaire pour renforcer cette limitation.

Lors de la maintenance, tous les 6 mois, le nickel serait recyclé et le petit réservoir d’hydrogène à 160 bars (quelques litres) remplacé. Au bout de 2,5 mois d’utilisation, le nickel contient environ 10 % de cuivre (isotopes 63 et 65) et 11 % de fer.

Vous devez y voir la preuve d’une transmutation du nickel en fer et en cuivre, et donc la preuve que la transmutation à basse température est possible.

Le nickel est abondant sur Terre et n’est pas cher.

« Si toute l’énergie consommée par les humains était produite ainsi, un pourcentage infime [10%] de l’extraction annuelle de nickel y suffirait »

Le E-cat est entièrement recyclable après une durée de vie de 15 à 20 ans, le nickel l’est à 80% environ.

Vous pouvez vous offrir 50 grammes de Nickel (20 Euros le kilo : une dose coûte donc un euro) et quelques litres d’hydrogène tous les six mois ? Alors vous aurez bientôt accès à cette énergie quasi illimitée, qui ne produit pas de CO2, pas de particules radioactives, et dont les rares rayonnements sont facilement arrêtables avec quelques kilos de plomb.

J’ai résumé pour vous cet article trouvé sur Wikipédia. Vous y aurez de plus amples détails, et en sortirez convaincus.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalyseur_d%27%C3%A9nergie_de_Rossi_et_Focardi

Notez que les expériences sont tout à fait actuelles, et suivez l’actualité de cette révolution technologique jour après jour. La commercialisation semble en cours.

Alors, cessez de vous tourmenter avec le nucléaire et ces pseudos trouvailles que sont le photovoltaïque et l’éolien : c’est du passé, c’est périmé. La question du CO2 ne se pose plus, et les écolos vont devoir trouver un autre dada. Charbon, pétrole, nucléaire, au musée : à terme, zéro pollution.

Nous allons vivre une ère nouvelle, et on va cesser de nous casser les oreilles avec l’énergie rare, la pollution, et tous ces concepts d’un autre âge.

Cela pose de gros problèmes : les sociétés pétrolières, les pays de l’OPEP, peuvent passer de l’opulence à la misère. L’Etat doit se trouver d’autres taxes. La production automobile doit se convertir à l’électricité. Les transports maritimes verront le retour des machines à vapeur ! Les trains auront le choix : électricité ou vapeur directement. Attendons-nous à quelques freins, donc.

Mais avec cette énergie quasi gratuite, quasi illimitée, on peut tout envisager : dessaler l’eau de mer et voir fleurir les déserts, faire disparaitre toute misère sur terre.

Un autre point important : tant que les intérêts pétroliers et nucléaires dominent (dominaient ?) la planète, de nombreux brevets du même ordre ont été confisqués ; il y a en effet de nombreux moyens de produire proprement de l’énergie gratuite. On peut s’attendre à les voir resurgir, dès lors qu’il sera plus rentable de les commercialiser que de les tenir secrets.


Article 2 :

E-cat : se chauffer pour 20 EUR par an dès 2013

Si tout se passe bien, vous devriez bientôt pouvoir adjoindre à votre chauffage central actuel un dispositif révolutionnaire de 400 à 500 dollars / euros vous permettant de chauffer votre maison avec une simple cartouche recyclable à base de poudre de nickel, pour moins de 20 dollars/euros par an.

Jusqu’il y a peu le prix du dispositif avait été estimé à 4000 dollars. Grâce à la volonté de son concepteur, l’ingénieur Andrea Rossi (1950), au partenariat industriel avec National Instruments aux Etats-Unis, et une fabrication hautement automatisée, le prix a été divisé par dix, de façon à couper l’herbe sous le pied des copies par retro-engineering qui ne manqueront pas d’apparaître une fois le système lancé à grande échelle. Objectif : 1 million d'unités domestiques par an à partir de début 2013. (*)
De la taille d’un ordinateur portable (le processeur a la taille d’un paquet de cigarettes) et d’une sécurité annoncée comme totale, ce système révolutionnaire dit de réaction nucléaire à basse énergie n’émet selon Rossi (et le professeur Focardi de l’université de Bologne) aucune radiation ni émission d’aucune sorte.
Le nickel est abondant sur Terre et n'est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et son traitement doit être fait par des professionnels. La quantité de nickel consommée dans le processus est extrêmement réduite. Pour fixer les idées, selon Andrea Rossi, un gramme permet de produire 23.000 mégawatt heure d’énergie (oui : vingt trois mille mégawatt heure).
L’E-cat est un système thermique révolutionnaire qui utilise de la poudre de nickel, une quantité infime d’hydrogène, un ou des catalyseurs spécifiques, de même que des radiofréquences permettant de faire travailler les forces de répulsion (Coulomb) entre particules subatomiques de façon avantageuse, un peu à l’image de ce qui se passe dans les arts martiaux orientaux.
Au lancement, le processus de préchauffage du système consomme 3000 watt pendant une heure. Puis, une fois lancé, la consommation électrique devient insignifiante, comme celle d’un ordinateur, tout en produisant une quantité extraordinaire d’énergie thermique, permettant de chauffer de l’eau de façon stable et contrôlée à 120°C. Le système peut être complètement arrêté en 30 à 60 minutes.
L’E-cat est en cours de certification aux Etats-Unis par UL (Underwriters Laboratories). Une usine entièrement robotisée serait en voie de construction, semble-t-il au Massachussetts, avec National Instruments comme partenaire industriel.
A terme (12-24 mois ?), le système pourra également produire de l’électricité, une fois surmontées les difficultés de maintien de la température à 400°C (plutôt que 120°C actuellement).
La distribution et la vente se fera via des partenaires agréés, de même que par Internet. Les précommandes, sans engagement financier, peuvent être faites via le site Ecat.com dès maintenant.
Etant donné les risques inhérents à ce type de projet industriel d’avant-garde, Andrea Rossi ne souhaite pas à ce stade ouvrir le capital à des investisseurs particuliers, n’acceptant le soutien que de milieux d’affaires et d’organisations souhaitant investir de faibles sommes d’argent.
En guise de conclusion, ces réflexions de Brian Josephson, prix Nobel de physique 1973 : « A ce jour, rien ne permet de douter des affirmations de Rossi  » et « des réacteurs de type Rossi sont déjà en production et selon Dennis M. Bushnell, Scientifique en chef de la NASA, ils pourraient "changer complètement la géo-économie, la géo-politique et résoudre [des problèmes] de climat et d'énergie". » (lien).
En cas de confirmation, il semble que nous soyons bel et bien en présence d'un changement de paradigme en matière d'énergie. Probablement comparable à la découverte de la roue ou du feu. 
A titre de comparaison, le projet internatinal de fusion (très) chaude ITER à Cadarache (France) dont onespère, à coup de dizaines de milliards d'euros d'argent public, pouvoir extraire les premiers kilowatts dans cinquante ans ou plus et dont on connaît mieux aujourd'hui le caractère hautement aléatoire et non raisonnable (voir l'article publié le 13/01/12 sur Mediapart : "Iter, le naufrage"), ... peut aller se rhabiller et surtout se réorienter vers un projet plus utile pour la société.

(*) Andrea Rossi travaille 14 à 16 heures par jour sur ce projet et l'interview dont est issu cet article a été réalisée le 15 janvier 2012 au terme d'une telle journée, entre 11 du soir et 1 heure du matin. Chapeau l'artiste ! Et tous nos voeux de succès.

Sources pour cet article :L’interview d’Andrea Rossi le 15 janvier par le journaliste scientifique Sterling Allan (Pure Energy Systems News). Résumé en anglais ici. Transcription de l’interview en anglais ici.
Catalyseur d'énegie de Rossi et Focardi (Wikipedia)

Pour en savoir plus :
L’E-cat a déjà été présenté sur Agoravox le 22/12/11 (lien) et le 29/10/11 (lien), au lendemain de la démonstration semi-publique décisive à Bologne, d’un générateur E-cat industriel de 1 mégawatt.
Publications scientifiques (en anglais)
A detailed Qualitative Approach to the Cold Fusion Nuclear Reactions of H/Ni , Prof. Christos E. Stremmenos, Journal of Nuclear Physics, Mai 2011
Report on heat production during preliminary tests on the Rossi “Ni-H” reactor, Levi G., Université de Bologne, Italie, Janvier 2011
Hydrogen/Nickel cold fusion probable mechanism, Prof. Christos E. Stremmenos, Bologne Italie, Journal of Nuclear Physics, Décembre 2010
A new energy source from nuclear fusion, Focardi S. & Rossi A., Université de Bologne, Italie, Mars 2010,

Article 3 :

L’image que vous êtes en train de regarder représente de façon extraordinaire, bien que de façon fort simple, ce que l’E-cat peut vouloir dire dans la vie de tous les jours.
L’E-cat est une sorte de boîte noire (dans ce cas une « boîte rouge », une boîte noire mystérieuse, contentant en son sein un mélange de nickel, d’hydrogène et uncatalyseur (secret) générant une réaction capable de produire une certaine quantité de chaleur qui, à son tour, réussit à porter à ébullition l’eau qui y transite.
Mais que faire de cette énergie, de cette chaleur ? Voyons-le.
Le résultat immédiat est celui d’obtenir de la chaleur et de pouvoir, par exemple, la diriger, entièrement ou en partie, dans notre équipement de chauffage. Notrechauffe-eau traditionnel pourra parfaitement être remplacé par un E-cat.
Nous pourrions utiliser la chaleur produite pour alimenter un générateur (par ex. unStirling ou une turbine à vapeur ou, comme l’a également dit Rossi en personne, unCarnot) qui, uni à un alternateur, pourra nous fournir de l’électricité plus que suffisante (au moins 4-5 Kw) pour alimenter tous nos appareils ménagersen offrant donc la possibilité à chaque usager de s’affranchir d’un seul coup des actuels fournisseurs d’énergie (gaz et électricité), ce qui serait pour eux synonyme d’H-écat-ombe !!!!
Fantastique, non ?
Fantastique, sans aucun doute, mais réfléchissons un instant sur ce dernier paragraphe. Il contient en soi une myriade d’implications au lourd impact économique, politique et social, et cela au niveau planétaire. Nous sommes sur les bords d’un cratère qui, dans de brefs délais, pourrait déchaîner une éruption aux proportions bibliques.
Mais ce n’est pas tout… oyez, oyez!
Le coût du combustible, nécessaire pour faire fonctionner cette « machine infernale » s’élève à quelques euros par an, de l’ordre de 100€/an
Uhmmm… 100€/an, plus ou moins, pour avoir du chauffage et l’énergie, le tout sansproduction ni déchetsans aucun type d’émission nuisible, donc un dispositif totalement 100% éco-compatible! Incroyable ?
Mais qui se cache donc derrière l’E-cat ?
Son concepteur est l’Ing. Andrea Rossi. La réalisation de ce dispositif a eu lieu au sein de la Leonardo Corporation, une société dont le siège se trouve aux USA,appartenant justement à l’Ing. Rossi. L’Ing. a bénéficié de la collaboration d’experts, en premier lieu de celle du Prof. Sergio Focardi, qui ont permis la mise au point de ce dispositif utilisé lors de tests publics (et privés) effectués courant 2011.
(à suivre…)

La Crise OUI.... mais pas pour tous évidement

Excellent article du 13 avril 2012 lu sur AlterInfo.Org


La compagnie pétrolière Exxon Mobil était la plus grosse entreprise au monde en 2000 mais aussi la 45e entité économique la plus importante devant le Pakistan ou le Pérou. Extrait d’un classement des Nations Unies qui a pris en compte la valeur ajoutée. 
Des entreprises multinationales plus riches que des pays 
L’Expansion.com - publié le 13/08/2002 à 16:56 
ExxonMobil ou General Motors sont, au plan économique, plus importantes que des pays tels que le Pakistan ou le Perou. Ce constat émane d’un classement effectué par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), organe rattaché à l’ONU, qui recense les cent entités économiques les plus importantes du monde pour l’année 2000, pays et entreprises confondues. Ces dernières trustant vingt-neuf places sur cent. La première entreprise multinationale, la compagnie pétrolière américaine ExxonMobil, apparaît au 45erang juste derrière le Chili et devant le Pakistan. Le Nigeria se positionne en 57eplace entre le groupe automobile Daimler Chrysler et Général Electric. 
L’intérêt de ce classement est d’utiliser un instrument de mesure commun. Alors que la taille des entreprises est habituellement représentée par son chiffre d’affaires, la CNUCED s’est basée sur la valeur ajouté créée par les entreprises, à savoir la somme des bénéfices avant impôt, des salaires, des amortissements et moins value pour l’année 2000. Ce qui permet de les rapprocher du critère de Produit Intérieur Brut, en vigueur pour les nations, et qui représente lui aussi la valeur ajoutée produite. Ainsi, les Etats-Unis se placent sans surprise en tête avec un PIB de 9000 milliards de dollars, soit plus du double de celui du Japon qui occupe la 2e place de la liste. La France étant cinquième avec un PIB de 1294 milliards de dollars. La première entreprise, ExxonMobil, affiche une valeur ajoutée de 63 milliards de dollars contre les 62 milliards de PIB enregistré par le Pakistan. 
D’autre part, selon les conclusions de l’étude la valeur ajoutée des cent plus grosses entreprises a augmenté plus rapidement que le PIB des pays. L’importance de ces entreprises est donc de plus en plus grande. 
Les géants américains pèsent plus que les Etats 
Franck Dedieu - publié le 01/04/2009 
En réalité, la puissance économique des multinationales est loin de rivaliser avec celle des nations les plus riches. 
Exxon, Coca-Cola, Microsoft et consorts aligneraient une puissance économique supérieure à celle des Etats. Dans la mythologie altermondialiste, cette idée occupe une place de choix. 
Une simple comparaison entre les puissances privées et les puissances publiques oblige à revoir légèrement ce discours pourtant bien rodé. La compagnie pétrolière Exxon, n° 1 mondial toutes catégories, devrait annoncer en 2009 un résultat d’exploitation de 58 milliards de dollars, selon les prévisions des analystes financiers. Pour le comparer au produit intérieur brut des pays (leur richesse nationale), il faut ajouter à cette somme la masse salariale distribuée par le groupe. Soit, grosso modo, multiplier ce résultat par deux. Le « PIB » de la compagnie ressort donc à quelque 115 milliards. Au classement des nations, l’« Etat Exxon » n’occuperait ainsi que la cinquante-huitième place mondiale, entre la Nouvelle-Zélande (PIB : 132 milliards) et la Libye (113 milliards). Le géant de la communication AT&T arriverait au niveau du Bangladesh. Le distributeur Wal-Mart ne pourrait se comparer qu’à la Slovénie, et Coca-Cola, qu’à la petite Guinée équatoriale. 
Pas de naïveté, cependant : que les 302 660 employés d’AT&T produisent autant que les 154 millions de Bangladais en dit long sur la force de frappe de l’entreprise américaine - ou sur la faiblesse de cette partie du monde. Mais pas de théorie du complot non plus : Microsoft - accusé de coloniser les ordinateurs avec ses logiciels - pèse « à peine » le douzième de la Pologne. 
Au-delà des chiffres, il faut constater aussi que, à l’heure de la crise mondialisée, la puissance publique fait son grand retour, et que des compagnies multinationales américaines viennent de solliciter l’aide des Etats souverains. Sitôt élu président de la Bolivie, en 2006, Evo Morales, suivant l’exemple de son voisin vénézuélien Hugo Chavez, nationalisait par décret les hydrocarbures du pays, au grand dam d’Exxon et de Total. « La prédominance des multinationales américaines est au coeur d’une contestation internationale permanente [...] notamment par l’organisation de manifestations et de contre-sommets », relèvent Pascal Boniface et Charlotte Lepri, les auteurs de 50 idées reçues sur les Etats-Unis (1). 
Dans le secteur financier, les Etats étrangers n’ont même plus besoin de contester la puissance des multinationales de l’Oncle Sam. Les banques américaines réclament elles-mêmes de l’aide. Fin 2007, Citigroup, aux abois, tendait la main au fonds souverain d’Abu Dhabi pour recueillir 7,5 milliards de dollars. Au même moment, Temasek Holdings, le bras financier de Singapour, accordait 4,4 milliards de dollars à la banque de Wall Street Merrill Lynch, en manque d’argent frais. Et si demain ces banques multinationales se relèvent, elles devront composer avec leurs actionnaires publics étrangers. 
 
http://lexpansion.lexpress.fr/econo... 
http://www.geopolintel.fr 

LES DANGERS DE LA CONSOMMATION

Origine : AlterInfo.Org du 16 avril 2012


Depuis les années 70 et encore plus depuis 2001, le modèle de nos sociétés se base sur un système capitaliste prônant la consommation. Nous atteignons peu à peu les limites de la planète, mais également les limites de notre économie, et tout ça au péril de la population mondiale. Si vous pensez que la société de consommation est le summum de l'évolution, alors, vous devez ignorer que 20% de la population consomme 80% des ressources de la planete. 

Avec la mondialisation, chaque pays développé a accès à un ensemble de ressources provenant des quatre coins du globe. Ce qui veut dire qu'il y a exploitation aux quatre coins du globe. Étant dans une logique de consommation à l'extrême, (acheter des produits qui ne sont pas de saison, acheter des produits qui viennent d'ailleurs, choix impressionnant que nous offrent les supermarchés) nous devons consommer les ressources de la planète à l'extrême, or ces ressources sont dans des quantités limitées. Ceci se traduit dans de nombreux domaines, quelques exemples : L'exploitation excessive des thons menace leur espèce, nous pourrions les voir disparaître. Depuis 40 ans, l'Amazonie, la plus grande forêt du monde a perdu 45% de sa superficie, dans 15 ans on estime qu'elle sera réduite de 65% par rapport à sa taille initiale, ceci engendre également le déplacement des écosystèmes dû à la destruction de leurs environnements, 40% de l'eau au USA est devenue non potable, notre dépendance aux hydrocarbures et du fait de sa rareté nous a amené à des conflits géopolitiques d'une extrême importance. On estime que depuis ces 3 dernières décennies, un tiers des ressources de la terre ont été consommées. 

De plus, ces exploitations sont quasiment toujours effectuées dans des pays les moins développés. Or, quasiment tous les bénéfices de ces exploitations sont récupérés par des entreprises de pays développés. Le pays contenant les ressources ne perçoit qu'une infime partie de ces bénéfices, ceci nuit énormément aux développements économiques de ces régions. La plupart des pays ayant résisté se sont fait renverser ou du moins ont faillit l’être, exemple : l'Égypte de Nasser, l'indépendance de l'Iran dans les années 70, La prise de l'indépendance de la Libye dans les années 60 (voir : le secret des sept sœurs partie 1). Pour information, la Libye était un des pays des plus pauvres d'Afrique avant les années 50, c'est à dire avant la découverte de champs de pétroles et de mines d'uraniums, Maintenant, c'est l'un des plus riches. 
Lorsque que ces ressources ont été extraites, elles sont conduites dans des zones de productions (Ex : usine) qui se situent généralement dans les pays du tiers monde du fait de la main d’œuvre très bon marché. Ces zones de productions délocalisées proviennent toujours des pays développés causant au passage du chômage. Elles ont choisi de se délocaliser pas pour aider la croissance économique dans ce pays, non! Uniquement pour faire PLUS de bénéfices, pour être moins contrôlées sur les problèmes sanitaires et sociaux. Les personnes travaillant dans ces usines sont exposées toute la journée à des produits hautement toxiques qui engendrent de nombreuses maladies (cancer, asthme, stérilité,...) comme ces usines (extractions et productions) détruisent peu à peu l'environnement écologique mais aussi social, beaucoup de personnes n'ont pas d'autre choix que de se restreindre à y aller travailler pour un salaire de misère. (Ex : chine) 
On utilise beaucoup d’énergie pour introduire des produits chimiques toxiques dans ces ressources naturelles, pour en faire des produits contaminés. (Ex : nombre incroyable de traitements utilisés dans l'alimentaire). On estime que 100 000 produits synthétiques circulent dans le marché. Une poignée seulement a été testée pour leurs effets sur la santé mais aucun n'a été testé pour leurs effets synergiques, c'est à dire l'interaction entre tous les produits chimiques exposés. Nous ne savons quel est l'effet direct sur la santé ou l'environnement de ces produits, mais nous savons une chose: tant que l'on utilisera des produits chimiques pour la fabrication alors ces produits seront nocifs. "Rien ne se perd, rien ne se créée tout se transforme". Tout ce qui ressort de ces usines pollue énormément l'environnement (gaz, déchet, liquide toxique,...). Au USA, les usines admettent émettre 4 millions de tonnes de produits chimiques toxiques par an. Toutes ces toxines s'accumulent dans notre corps petit à petit provoquant occasionnellement des cancers. L’endroit où cette toxicité est la plus concentrée est le lait maternel. A cause de ça, nous infectons à notre insu les plus fragiles d'entre nous. Cette utilisation de produits chimiques toxiques est d'autant plus dangereuses lorsqu'elle est utilisé dans l'agroalimentaire. En effet, depuis les années 50 notre utilisation de produits chimiques comme les insecticides ou pesticides a été multiplié par 400. Nous utilisons 400 millions de tonnes de produits chimiques toxiques par an. Parallèlement, le nombre de cancer a doublé et le nombre de maladies neurodégénératives a explosé. De nombreuses études mettent en avant le fait que lorsque l'on au contact jour après jour de ces produits, nos risques de contracter ce genre de maladies augmentent considérablement. Les premiers touchés sont les agriculteurs qui sont en contact direct avec ces produits, mais aussi les consommateurs qui sont quotidiennement en contact indirect avec des micros restes de ces produits. Il est vital de faire très attention à ce que l'on consomme. 

Nous en venons à la distribution. Si l'on considère que chaque personne ayant travaillé pour l'élaboration d'un produit doit être payée à la hauteur de sa contribution, les prix seront nettement plus importants, logique, non? Or ce n'est pas le cas! Pour un produit, les matériaux nécessaires pour la fabrication viennent de plusieurs pays différents (Afrique du sud pour le métal), pour l'assemblage (Fabriqué en chine par des personnes de 15 ans travaillant pour une misère), pour le transport (pétrole pompé en Irak). Si les entreprises veulent garder ce système, elles doivent en toute logique externaliser les prix, c'est à dire, faire des économies sur toute la chaîne de production. Ceci entraînant toutes ces crises écologiques et sociales citées précédemment. 

Maintenant, venons en à la consommation. La consommation est la clef de voûte de ce système, si on arrête cette consommation non vitale excessive, alors ce système s'effondre. Savez vous quelle est la part du budget du marketing par rapport à celle de l'économie mondiale? 5%, soit 500 milliards d'euro par an. 20% de cette somme suffirait à recouvrir la dette de la France et 5% à éradiquer la faim dans le monde. Ils se doivent de nous faire consommer à l'excès pour le maintenir. Nous sommes bombardés en moyenne par 3 000 pub par jour (audio, vidéo, panneaux d'affichages). De plus, tous nos produits de consommation sont faits pour devenir obsolète. Soit à cause de leur durée de vie très limitée (ce qui est voulu bien sûr) soit par l'obsolescence perçue. C'est à dire, que tout est fait pour que l'on pense que ce que l'on a acheté il y a quelque temps devienne "démodé". Le bon consommateur doit acheter ce qui vient de sortir. Qui nous persuade de ça? Les médias et la pub. 

A l'heure actuelle, 90% de ce que l'on consomme part à la poubelle dans les 6 mois. Sur ce qui part à la poubelle, un tiers est envoyé à la déchetterie, un tiers à des usines d'incinération et le dernier tiers est recyclé. Que deviennent les déchets allant à la déchetterie et aux usines? Quel est l'impact écologique sur notre planète? 
Dans une déchetterie, on essaye généralement de récupérer des pièces mais tout n'est pas récupérable. Le reste est - ou envoyé dans des endroits loin des lieux de consommation souvent dans des pays du tiers monde, qui créeront par la suite une très forte dégradation environnementale et culturelle dans ces zones- ou enfoui sous terre pouvant la contaminer. Cette accumulation de déchets a provoqué depuis quelques années l'apparition de deux gigantesques îles de déchets dans le Pacifique. Ces îles ont des conséquences catastrophiques pour l'écosystème maritime. 


Depuis 1976, la France a recours à des usines pour incinérer ses déchets. Pour une tonne de déchet, on obtient 3 kg de cendres, 297kg de matière non incinérable plus 700 kg de fumée. Cette fumée est concentrée en dioxine à 3% mais aussi avec du CO2 qui accentue le réchauffement climatique et également avec de l'oxyde d'azote, souffre et métaux lourd provoquant des pluies acides. 
Les dioxines sont des molécules cancérigènes et toxiques. Lorsque ces dioxines retombent au sol, elles touchent : notre agriculture, notre bétail, notre population. Des études ont estimé que les dioxines augmentent de 13% le risque de contracter un cancer. 
http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/Pdf%20FAR11/$File/FAR11.pdf. 
Cette gestion des déchets est faite à grande échelle, à l'échelle mondiale, ce qui est d'autant plus important. 

Ce système de production est linéaire. Il commence par l'extraction, puis l'exploitation, la distribution, la consommation et enfin la destruction. Comme ce système est linéaire, que notre planète est en surexploitation et qu'elle possède des ressources finies, nous allons assister à une crise écologique majeure si nous ne diminuons pas drastiquement notre consommation. Tout au long de la chaîne, nous subissons des problèmes environnementaux, sociologiques et culturels. MAIS QUE FONT NOS GOUVERNEMENTS? Je croyais que la définition de la démocratie était : fait par le peuple, pour le peuple. Comment en sommes-nous arrivés là? 

L’avènement de la surconsommation et de l’ultralibéralisme est arrivé à des époques différentes suivant l’endroit où l’on se trouve sur la planète. C’est Milton Friedman et ses Chicago boys qui ont initié ceci. En effet, ils ont remarqué que lorsque qu’un pays/ un peuple/ un individu est soumis à un état de choc, le sujet perd tout ses repères. Dès lors, il est possible d’instaurer ce type de société ultralibérale. Exemples : les coups d’états au chili et argentine ont permis d’instaurer un système économique ultralibéral, lors des attentas du 11 septembre, le maitre mot a été la consommation. Cette stratégie du choc a également été utilisée pour des conflits comme en Irak (bombardement intensif de la population). Pour mieux comprendre ceci, lisez ou regardez « la stratégie du choc » 

Ainsi, notre économie tout entière s’est basée sur les fondements du néolibéralisme. 
Premier fondement : L’homme pourra être heureux grâce à la consommation matérielle. Ceci implique une volonté d’accroitre la croissance économique le plus possible, jusqu’à l’infini. En effet, plus on produit, plus consomme, plus l’Homme est heureux. 
Deuxième fondement : le néolibéralisme fonctionne dès lors que le marché est libre. L’Intervention de l’état et des individus sont considérées comme des interférences au bon fonctionnement de la « main invisible » du marché. Le rêve néolibérale s’est un pays où l’état n’est que le garant de la sécurité et les marchands s’occupe du reste. Un monde où l’échec est considéré comme une inadaptation au système. 

Avec ces deux fondements principaux, le néo libéralisme pousse l’Homme à la consommation à l’extrême sans se soucier de l’impact à moyen et long terme. 

Depuis l’avènement du néo libéralisme, tous les pays occidentaux ont perdu leurs pouvoirs de création monétaire permettant ainsi les banques de prêter de l’argent aux états avec intérêt. Ces intérêts ont permis l’apparition de notre dette à 80% aliénant ainsi les états aux banques privés. 

Quand ces banques privés (Société Générale, Caisse d'Epargne,...) ont besoin d'argent, elles empruntent également avec intérêt aux banques centrales. Mais comment font-elle pour rembourser de l'argent qu'elles n'ont pas? Elles spéculent à l'excès, ou mieux, elles nous vendent des crédits avec des taux extravagants. Et si jamais nous ne payons pas, elles nous saisissent de nos possessions. L'état ne peut plus rien pour nous, il a déjà vendu son pouvoir et sa souveraineté. Nos impôts servent uniquement à rembourser la dette, l'état ne fait que les collecter pour les banques. 


Mais pourquoi devrais-je prendre un crédit? Parce que dans notre société, argent = bonheur, plus on a d'argent et de biens, plus on a le sentiment d'être heureux. Pourtant, les statistiques montrent que les gens sont de moins en moins heureux depuis les années 50. 
indice bonheur en fonction du temps 
Toute notre société nous persuade que l'on doit acheter pour être heureux. La pub, les médias, les personnes qui ont plus que nous. La consommation s'appuie uniquement sur notre ego, notre besoin d'exister et d'avoir plus que l'autre. Les publicités nous répètent à longueur de temps que nos cheveux, notre voiture, notre cuisine,etc, pourraient être plus brillants, plus beaux, plus luxueux, plus modernes, en bref, que l’on n’en a pas assez et surtout que ce n'est jamais assez bien. La solution pour être dans le coup ? Consommer! Alors on travaille 35h par semaine pendant 40 ans pour pouvoir consommer, pour se donner l'illusion d'avoir une vie meilleure . 
Comme tout le monde reçoit les mêmes publicités / médias, On finit tous par penser pareil, s'habiller pareil, vivre pareil. Le pire dans tout cela, c'est que la publicité, les émissions et les médias délivrent beaucoup de messages subliminaux à travers les images, et, ces messages sont une atteinte à la dignité de l'homme et de la femme (hyper sexualisation de la société, femme considérée comme un objet), mais aussi à son intelligence (Secret Story et autre télé réalité). Ceci nous rend de plus en plus docile et malheureux, nous forçant à consommer encore plus et nous cache la vérité. 


Pour conclure, je dirais qu'il est nécessaire de se poser les bonnes questions. Je pensais que notre gouvernement était élu pour protéger et agir dans notre intérêt, or ce n'est évidement pas cas. Nous avons le droit et même le devoir de nous demander à qui profite ce crime. Nous devons nous demander comment et pourquoi nos gouvernements ont laissé faire ça. Pourquoi personne n'a rien fait pour arrêter ça? Je ne fais qu'ouvrir une porte, c'est à vous de la franchir 

Mieux s'informer pour mieux lutter (A voir, les excellents articles de ce site très bien documenté)